
Horlogerie-joaillerie : quand la désirabilité ne suffit plus - Le Webinar exclusif disponible en replay
Publié le par Journal du Luxe
Après plusieurs années de croissance soutenue, l’horlogerie et la joaillerie entrent dans une phase de recomposition. Entre pression sur les prix et évolution de la demande, les maisons doivent adapter leurs stratégies. Pour décrypter ces mutations, Le Journal du Luxe vous invite à (re)découvrir ce webinar exclusif organisé avec Ekimetrics.
Un secteur en recomposition
Longtemps porté par une demande mondiale dynamique, le secteur horloger et joaillier aborde aujourd’hui une phase de transformation marquée par un resserrement du marché. Dans ce contexte, la seule désirabilité ne suffit plus : les maisons doivent désormais démontrer la pertinence de leurs prix, la solidité de leur performance commerciale et leur capacité à créer de la valeur durable.
Un rendez-vous pour décrypter les nouveaux leviers de valeur
Pour analyser ces évolutions, Le Journal du Luxe a réuni le 26 février dernier plusieurs dirigeants de grandes maisons, experts de la data et stratèges du secteur lors d’un webinar exclusif baptisé "Horlogerie & Joaillerie : quand la désirabilité ne suffit plus". Animée par Nicolas Rebet, le fondateur de Retailoscope, la discussion a porté sur les grandes transformations à l’œuvre dans le secteur : rationalisation des portefeuilles produits, essor des niches et de la haute horlogerie, pression sur les prix liée aux matières premières, mais aussi rôle croissant des VIC (Very Important Clients).
Les participants ont également exploré les nouveaux leviers de valeur à disposition des grandes maisons : rareté organisée, clienteling renforcé, distribution maîtrisée, développement du second marché et expériences client enrichies, mais aussi l'intégration progressive de l’intelligence artificielle. Les marques repensent leurs modèles tout en restant guidées par deux boussoles fondamentales : l’authenticité et le temps long.
Une table ronde d’experts pour analyser les transformations
Dirigeants de maisons, entrepreneurs et spécialistes de la data ont partagé leurs analyses et retours d’expérience pour mieux comprendre l’évolution du marché :
- Caroline Scheufele, Directrice artistique, Chopard
- Édouard D'Arbaumont, Managing Director Southern Europe, Breitling
- Benoît de Clerck, CEO, Zenith
- Pauline Laigneau, Co-fondatrice, Gemmyo
- Fabienne Lupo, Corporate Affairs, Dominique Renaud
- Astrid De Montlivault, Managing Director, Dinh Van
- Lucie Martin, Senior Manager in Marketing Strategy & Data Science, Ekimetrics
- Margaux Mille, Senior Manager Sales, Ekimetrics
(Note : Caroline Scheufele n'ayant pu être présente, elle a été représentée par Raphaëla Rossiello, Directrice de la communication de Caroline's Couture by Chopard).
Les "best quotes" des intervenants
Margaux Mille, Senior Manager Sales, Ekimetrics
Le défi de la rentabilité et de la Data dans le luxe : "L'IA est aujourd'hui capable d'aider les acteurs du secteur à aller chercher cette valeur sans renier leur identité. [...] En 2026, il ne s'agira vraiment pas de faire plus, mais de faire mieux. Le luxe doit s'approprier ce modèle d'hybridation pour en faire un levier d'expérience, de désirabilité et de performance très puissant."
Lucie Martin, Senior Manager in Marketing Strategy & Data Science, Ekimetrics
Le pilotage de la performance via le Marketing Mix Modeling (MMM) : "L'objectif n'est pas que le modèle soit une 'black box', mais que les personnes avec qui on travaille comprennent ce qu'on fait pour mieux adopter les résultats. Le Marketing Mix Modeling, c'est finalement comprendre le passé et optimiser le futur."
Pauline Laigneau, Co-fondatrice, Gemmyo
L'indépendance financière et le business model du "Smart Luxury" basé sur la fabrication à la demande : "Cette indépendance nous apporte de la liberté à la fois créative et business. Elle nous permet notamment de prendre notre temps et de nous inscrire véritablement dans un temps long, ce qui est essentiel car les mondes de la joaillerie et de l'horlogerie sont par essence des mondes du temps long."
Benoît de Clerck, CEO, ZENITH Watches
L'authenticité patrimoniale et la manufacture comme arme marketing : "Ce que les clients recherchent aujourd'hui, c'est quelque chose d'authentique. Notre manufacture est notre plus bel ambassadeur et le plus beau produit marketing qu'on puisse avoir, parce qu'elle est sur place et qu'elle incarne 160 ans de continuité industrielle et d'ancrage territorial."
Astrid de Montlivault, CEO, Dinh Van
L'art de moderniser une marque iconique et transgénérationnelle (la Menotte) tout en restant "niche". : "Notre ambition est de transformer Dinh Van en marque de luxe globale, mais pas au sens classique du terme. Notre force réside précisément dans notre singularité : c'est une joaillerie de niche sculpturale, pensée comme un manifeste plus que comme un simple accessoire. Le véritable enjeu est de préserver cette dimension d'initié tout en amplifiant notre notoriété."
Raphaëla Rossiello, Directrice de la Communication, Caroline's Couture (pour Caroline Scheufele, Chopard)
La création d'un écosystème global où la Haute Couture sublime la Haute Joaillerie sur les tapis rouges : "Le point commun qui représente parfaitement le lien entre ces deux univers qui paraissent si lointains, la joaillerie et la couture, ce sont les savoir-faire d'excellence. L'envie de Caroline [Scheufele] était d'orchestrer une esthétique globale et de proposer aux clientes un univers complet de la vision de la maison Chopard."
Fabienne Lupo, Sales Director, Dominique Renaud
Le retour d'un génie de l'horlogerie et l'innovation de rupture : "Aujourd'hui, il y a une envie de profondeur, de sens, et d'authenticité. Ce que Dominique Renaud propose est une idée très simple mais radicale : c'est la rupture par l'évidence. Il ne s'agit jamais d'innovation pour l'innovation, mais d'une innovation utile qui remet en question et améliore en permanence l'existant."
Edouard d'Arbaumont, Managing Director Southern Europe, Breitling
L'hyper-croissance sous l'égide de fonds d'investissement et le rachat d'Universal Genève : "Le fait que la quasi-totalité du management soit associée au capital fait que nous sommes de véritables partenaires. Les circuits de décision sont très courts : nous pouvons décider d'ouvrir une boutique en quelques minutes, là où dans certaines situations cela peut prendre des mois."
Des échanges riches à (re)visionner dès maintenant ci-dessous :

