
Ferrari présente Luce, une berline électrique de plus de 1 000 chevaux
Publié le par Pauline Duvieu
Première Ferrari 100% électrique, la Luce devrait symboliser l’avenir de la marque, elle qui s'attend à ce que les modèles à batterie représentent 20% de son offre en 2030.
La nouvelle lumière de Ferrari
Ferrari entre pleinement dans l’ère électrique. Le constructeur a dévoilé, lundi 25 mai, le modèle Luce ("lumière" en français), sa première voiture 100% électrique. "Avec la Ferrari Luce, nous repoussons une fois de plus les limites du possible. Aujourd’hui, nous ne dévoilons pas simplement une nouvelle voiture, nous inaugurons un chapitre qui concrétise notre vision, renforçant ainsi la tradition Ferrari d’anticiper et de façonner l’avenir" a expliqué John Elkann, président de Ferrari.

D’un point de vue technique, on peut dire que la berline à batterie en a sous le capot : 1 050 chevaux, quatre moteurs électriques indépendants et une batterie assemblée à Maranello de 122 kWh, avec une autonomie de 531 km en cycle WLTP. Elle peut atteindre un régime de 30 000 tours par minute à l’avant et grimper à 100 km/h en 2,5 secondes. La vitesse maximale ? Plus de 310 km/h.
L’utilisation généralisée d’aluminium recyclé issu d’alliages secondaires permet de réduire les émissions de CO2 lors de la production d’environ 70% du poids total du véhicule, qui pèse tout de même 2,26 tonnes. Le projet comprend plus de 60 nouveaux brevets et est "au cœur d’un écosystème de collaborations avec des partenaires technologiques d’exception" a indiqué Benedetto Vigna, PDG de Ferrari.

Un design qui ne fait pas l'unanimité sur les réseaux sociaux
Côté esthétique, il s’agit de la deuxième Ferrari quatre portes et de la première à cinq places. Dans le but d’apporter un œil neuf et de générer de nouvelles idées, le design a été confié à un expert extérieur au studio du constructeur, plus précisément au collectif créatif LoveFrom, dirigé par Sir Jony Ive et Marc Newson. Futuristes et plutôt épurées, les lignes n’ont pourtant pas convaincu tous les amateurs de Ferrari, plus habitués aux formes fluides, sculptées et sportives.
Sur le post Instagram dédié à Luce, on peut lire : "On dirait un transport en commun", "Enzo Ferrari doit être en train de se retourner dans sa tombe" ou encore "Enlève le logo Ferrari… et qu’est-ce qu’il reste ?".
Des critiques fermes sur le digital qui coïncident cependant avec l’ambiance en Bourse. Le lendemain de la présentation de cette voiture, l’action Ferrari a chuté de -7,8% à Milan, témoignage d’un certain doute de la part des investisseurs.
Reste à savoir si la gamme, vendue à plus de 500 000 euros l’unité, trouvera son public et pourra faire remonter le volume de ventes de Ferrari. En 2025, le constructeur a écoulé 13 640 bolides, soit 112 de moins qu’en 2024. Le chiffre d’affaires a cependant progressé de +7% sur ces 12 mois, atteignant 7,1 milliards d’euros.
