Qu'est-ce qu’un It bag en 2026 ? Entre valeurs sûres, audace créative et essor de la seconde main

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En 2026, le it bag ne se limite plus à un modèle star qui s’impose partout. Il se décline en grandes familles, qui montrent comment les maisons équilibrent sécurité commerciale et prise de risque créative. À ces dynamiques s’ajoute la montée en puissance de la seconde main, qui redéfinit les codes de la désirabilité. Décryptage des tendances qui structurent le marché du sac iconique aujourd’hui.

Les it bags "safe" : sécuriser la désirabilité par l’héritage revisité

Dans un contexte de marché plus incertain, de nombreuses maisons privilégient des sacs qui rassurent, en s’inscrivant dans des silhouettes déjà identifiées par leur clientèle. Ainsi, chez Jacquemus, Le Valérie dévoilé en novembre dernier, a été pensé comme un sac immédiatement lisible, facile à adopter et soutenu par un storytelling fort. L’Express de Louis Vuitton suit la même logique, en restant fidèle à l’ADN voyage de la maison. Des modèles comme le Margaux de The Row ou le Borsetto de Gucci confirment cette tendance : proposer des sacs identifiables et élégants, conçus pour durer dans le vestiaire.

Les it bags créatifs : le sac comme manifeste stylistique

À l’opposé de ces stratégies de sécurisation, certaines maisons utilisent le sac comme un terrain d’expérimentation créative. Chez Dior, Jonathan Anderson joue sur la narration et les formes inattendues. Ici, le it bag n’est pas pensé d’abord comme un futur best-seller rassurant, mais comme une pièce-signature qui incarne un nouveau chapitre créatif. Présenté dans le cadre de la collection prêt-à-porter Printemps-Été 2026, le sac Dior Bow se distingue ainsi par sa forme de nœud, hommage à l'un des codes historiques de la maison de couture parisienne. Chez Chanel, le nouveau sac trapézoïdal de Matthieu Blazy se démarque par sa taille volontairement oversize, tout en restant reconnaissable grâce au logo double C. Givenchy explore aussi cette voie créative avec son Snatch qui dévoile des angles nouveaux. Des sacs audacieux qui illustrent une nouvelle génération de it bags : des pièces désirables qui osent sortir du cadre, tout en restant ancrées dans un univers de luxe reconnaissable.

Seconde main et années 2000 : le retour des classiques

En 2026, la seconde main ne se contente plus d’accompagner le marché du luxe : elle contribue à fabriquer le it bag lui-même. Le retour en grâce de silhouettes issues des années 2000 illustre cette évolution, à l’image du Mombasa de Saint Laurent, devenu objet de désir autant pour sa charge nostalgique que pour sa rareté. Les grands classiques du début des années 2000, comme le Speedy de Louis Vuitton ou le Saddle de Dior, circulent désormais comme des pièces "culturelles". Sans oublier le City de Balenciaga, porté par de nombreuses célébrités ces dernières semaines. Cette revalorisation du vintage change la définition du it bag : en 2026, le sac iconique n’est pas toujours une nouveauté, mais parfois un modèle historique, repéré sur le marché de la revente.

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